Arrêts de travail et remboursement des médicaments : de nouvelles règles à connaître
Prescription des arrêts de travail, remboursement de certains médicaments… : plusieurs nouvelles règles entrent en vigueur au cours de l’été 2026. Tour d’horizon des principaux changements à connaître.
Arrêts de travail : de nouvelles règles de prescription
Arrêts prescrits en télémédecine : une durée limitée à 3 jours
Depuis le 27 juin 2026, les arrêts de travail prescrits par télémédecine sont davantage encadrés.
La durée totale d’un arrêt de travail prescrit par télémédecine est désormais limitée à 3 jours maximum, en tenant compte de la prescription initiale et de son éventuel renouvellement.
Cette limitation ne s’applique toutefois pas lorsque :
• le renouvellement est prescrit par le médecin traitant ;
• le patient est dans l’impossibilité de consulter un médecin en présentiel.
Par ailleurs, un arrêt de travail ne peut pas être prescrit à l’occasion d’un acte de télémédecine réalisé par un professionnel de santé exerçant son activité à titre principal à l’étranger.
Autre nouveauté : pendant un arrêt de travail, tout changement d’adresse doit être signalé à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), par exemple si la personne arrêtée séjourne temporairement chez un proche.
En savoir plus sur service-public.gouv.fr.
Plafonnement de la durée des arrêts de travail
À compter du 1er septembre 2026, la durée des arrêts de travail prescrits sera plafonnée à :
• 31 jours pour une première prescription ;
• 62 jours pour chaque prolongation.
Ces dispositions concernent les médecins, sages-femmes et chirurgiens-dentistes et ne s’appliqueront pas à Mayotte.
Une prolongation au-delà de ces durées restera possible lorsque le professionnel de santé estime que l’état de santé le nécessite.
En savoir plus sur service-public.gouv.fr.
Nouvelles règles de remboursement des médicaments
À compter du 1er septembre 2026, de nouvelles règles s’appliquent lorsqu’un pharmacien propose de remplacer un médicament de référence par un médicament hybride ou biosimilaire.
Si vous refusez cette substitution alors qu’elle est possible, vous ne bénéficierez plus du tiers payant pour le médicament concerné et devrez avancer les frais. Dans certains cas, une partie du prix pourra également rester à votre charge.
Ces nouvelles modalités s’inscrivent dans la continuité des règles déjà applicables aux médicaments génériques.
En savoir plus sur ameli.fr.